Nota de las organizaciones de la Iglesia ante el 30 de julio, Día Mundial de la Trata

Marina 31 ans (victime de l'exploitation sexuelle) J'etais vendeuse sur le marche de V. J'avais des problemes d'argent, mon mari m'avait quitte et j'avais une petite fille autiste dont je devais m'occuper. J'ai rencontre une femme qui recrutait des vendeuses pour Moscou. En arrivant, on m'a emmene dans un appartement, on m'a supprime mon passeport, et on m'a enferme dans une chambre sans rien dire. Et puis un homme et une femme sont venus, ils nous ont apporte du linge, et nous ont dit qu'ils nous avaient achete, que nous devions travailler pour rembourser l'argent du voyage. Ils ont commence a nous expliquer les services sexuels que nous devions rendre. Ils disaient aussi que les filles qui obeiraient auraient de meilleurs clients, par contre celles qui resisteraient ce serait pire. C'est comme ca qu'on nous forcait a rendre des services sexuels. Les proxenetes nous jetaient dans une voiture, et nous emmenaient dans une rue de Moscou, et nous mettaient sur le trottoir, nous devenions des prostituees. Les proxenetes s'arrangeaient avec les clients et nous n'etions jamais payees directement. Je ne suis pas restee longtemps la-bas, je faisais des crises d'hysterie, et mes cheveux sont devenus gris. J'ai tres vite perdu du poids, je ne mangeai plus, j'ai pese 42 kg. J'ai meme essaye de me suicider en me jetant par la fenetre. On a fini par accepter de me laisser partir. Je suis rentree fin d'ete 2006 et personne ne sait mon histoire, ni mes amies, ni ma famille. C'etait difficile de garder ça dans mon ame, de ne pas pouvoir en parler. Mais je ne perds pas espoir, l'essentiel c'est ma fille, je veux me battre de toutes mes forces pour aider ma fille. 01/06/08 Ukraine

Marina 31 ans (victime de l'exploitation sexuelle) J'etais vendeuse sur le marche de V. J'avais des problemes d'argent, mon mari m'avait quitte et j'avais une petite fille autiste dont je devais m'occuper. J'ai rencontre une femme qui recrutait des vendeuses pour Moscou. En arrivant, on m'a emmene dans un appartement, on m'a supprime mon passeport, et on m'a enferme dans une chambre sans rien dire. Et puis un homme et une femme sont venus, ils nous ont apporte du linge, et nous ont dit qu'ils nous avaient achete, que nous devions travailler pour rembourser l'argent du voyage. Ils ont commence a nous expliquer les services sexuels que nous devions rendre. Ils disaient aussi que les filles qui obeiraient auraient de meilleurs clients, par contre celles qui resisteraient ce serait pire. C'est comme ca qu'on nous forcait a rendre des services sexuels. Les proxenetes nous jetaient dans une voiture, et nous emmenaient dans une rue de Moscou, et nous mettaient sur le trottoir, nous devenions des prostituees. Les proxenetes s'arrangeaient avec les clients et nous n'etions jamais payees directement. Je ne suis pas restee longtemps la-bas, je faisais des crises d'hysterie, et mes cheveux sont devenus gris. J'ai tres vite perdu du poids, je ne mangeai plus, j'ai pese 42 kg. J'ai meme essaye de me suicider en me jetant par la fenetre. On a fini par accepter de me laisser partir. Je suis rentree fin d'ete 2006 et personne ne sait mon histoire, ni mes amies, ni ma famille. C'etait difficile de garder ça dans mon ame, de ne pas pouvoir en parler. Mais je ne perds pas espoir, l'essentiel c'est ma fille, je veux me battre de toutes mes forces pour aider ma fille. 01/06/08 Ukraine

En 2013, la Asamblea General de las Naciones Unidas designó el 30 de julio como el Día Mundial contra la Trata. Según su comunicado, un día necesario para «concienciar sobre la situación de las víctimas del tráfico humano y para promocionar y proteger sus derechos.»

Según la Organización Internacional de Trabajo hay 21 millones de personas víctimas del trabajo forzoso en el mundo. Casi 5 millones de ellas, víctimas de trata con fines de explotación sexual.

La trata de seres humanos es la expresión cruel y moderna de la esclavitud y una de las peores violaciones posibles de los derechos humanos.  Todos los países están afectados por la trata, ya sea como país de origen, tránsito o destino de las víctimas. No podemos cerrar los ojos ante una realidad que mueve miles de millones de euros en forma de negocio (delito) muy lucrativo en el que están implicadas muchas más personas de lo que creemos bajo una apariencia de normalidad.

La trata es una realidad invisible pero entra en nuestra vida cotidiana. Detrás de las personas que piden una limosna en el  supermercado de nuestro barrio, hay un posible caso de trata. Detrás del mundo oculto y ocultado de la prostitución hay mujeres que son explotadas. Detrás de la ropa que llevamos, o la fruta o verdura que comemos, puede haber sufrimiento de personas que, víctimas de la cultura del descarte a la que alude el papa Francisco, son explotadas por interés económico; personas consideradas como mercancía, como instrumento de enriquecimiento.

Se ha avanzado mucho en los últimos años para perseguir el delito. Los casos de trata con fines de explotación sexual, especialmente, han recibido más visibilidad, pero no podemos olvidar y pasar por alto otras formas de trata como son la mendicidad, los matrimonios forzados, la explotación laboral o el tráfico de órganos. En España todavía no existe una ley integral que aborde todas estas formas de trata, una condición que permitiría una coordinación de manera efectiva para luchar contra la trata, identificar y proteger las víctimas y asegurar sus derechos humanos.

Como entidades de Iglesia denunciamos políticas que aumentan la vulnerabilidad de las personas y el riesgo de ser sometidas a trata, algo que estamos comprobando en las actuales  políticas migratorias.  Políticas que fracasan al poner  en peligro a las personas, empujándolas a manos de redes de traficantes y tratantes por la falta de vías legales para conseguir un destino mejor. Cada persona tiene el derecho a buscarse una vida digna para sí misma, para sus hijos e hijas, para su familia. No podemos crear un mundo de diferentes velocidades y después simplemente  paliar el sufrimiento de las personas en nuestros recursos de atención, cuando ese sufrimiento podría haber sido evitado.

Como entidades de Iglesia, respaldadas en nuestras acciones por la Sección de Trata de la Conferencia Episcopal Española, pedimos que se ponga siempre el interés de las víctimas en el centro, estén o no identificadas como tales, asegurando sus derechos  en todas las fases de la lucha contra la trata. Pedimos evitar la re-victimización, habilitando mecanismos para que la investigación de los delitos no implique más sufrimiento para las personas.

A la Comunidad Cristiana apelamos para que no cerremos los ojos ante esta forma tan grave de moderna esclavitud: “¿Dónde está tu hermano? ¿Dónde está tu hermano esclavo?” (Gen 4,9)

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